Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/127

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MYRRHINA.

Oui, de par Zeus !


LYSISTRATA.

Voyons, alors, je sacrifie la victime.


KALONIKÈ.

Laisse-m’en une part, ma chère, pour cimenter dès à présent notre mutuelle affection.


LAMPITO.

Quels sont ces cris ?


LYSISTRATA.

C’est ce que je vous disais. Les femmes sont à l’Akropolis de la Déesse : elles s’en sont emparées. Pour toi, Lampito, va-t’en mettre ordre à toutes nos affaires, et laisse-nous celles-ci en otages. Nous, rendons-nous avec les autres à l’Akropolis, et formons-y une barricade de poutres.


KALONIKÈ.

Ne crois-tu pas que les hommes ne vont pas tarder à se mettre en campagne contre nous ?


LYSISTRATA.

Je ne m’en soucie guère. Ni les menaces, ni la flamme, dont leur venue s’armera, ne leur feront ouvrir ces portes, s’ils ne se soumettent à nos conditions.


KALONIKÈ.

Par Aphroditè ! Non, jamais ; ou l’on aurait tort de nous appeler femmes invincibles et de malicieuse humeur.