Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/34

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LE CHŒUR.

Voient-ils quel avantage peut résulter de leur séjour auprès de moi, et qui les engage à demeurer ici pour avoir de quoi vaincre leur ennemi ou rendre service à leurs amis ?


LA HUPPE.

Ils parlent d’une grande félicité, indicible, incroyable ; que tout est à toi ici, là, partout, et ils s’efforcent de le prouver.


LE CHŒUR.

Sont-ils fous ?


LA HUPPE.

On ne peut dire combien ils sont sensés.


LE CHŒUR.

Quoi ! Ils ont leur bon sens ?


LA HUPPE.

Les plus fins renards : subtilité, astuce, rouerie, fleur de ruse de la tête aux pieds.


LE CHŒUR.

Qu’ils me parlent, qu’ils me parlent, fais-les venir. Car d’entendre d’eux les choses que tu me dis, j’en ai des ailes au dos.


LA HUPPE.

Allons, toi et toi, reprenez cette armure, et suspendez-la, avec espoir de la bonne chance, dans l’âtre, près de la crémaillère. Quant à toi, expose à ceux-ci les projets en vue desquels je les ai réunis, parle.