Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/55

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EVELPIDÈS.

Iou ! Iou ! Le beau nom vraiment, le grand nom que tu as trouvé là ! Est-ce que c’est la Néphélokokkygia où sont les biens immenses de Théagénès et tous ceux d’Æskhinès ?


PISTHÉTÆROS.

C’est plutôt la plaine de Phlégra, où les dieux écrasèrent de leurs traits la révolte des Fils de la Terre.


EVELPIDÈS.

Chose brillante que cette ville ! Mais quel dieu en sera le patron ? Pour qui tisserons-nous le péplos ?


PISTHÉTÆROS.

Pourquoi ne choisissons-nous pas Athèna Polias ?


EVELPIDÈS.

Oh ! comme ce serait une ville bien policée que celle où une déesse, née femme, se dresserait armée de pied en cap, et où Klisthénès manierait la navette !


PISTHÉTÆROS.

Et qui gardera le rempart pélasgique ?


LA HUPPE.

Un oiseau, l’un des nôtres, de race persique, qu’on proclame partout le plus brave de tous, le poussin d’Arès.


EVELPIDÈS.

Ô noble poussin, que voilà donc un dieu bien fait pour habiter sur des rochers !