Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1128

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m LA GRANDE MORALE.

��CHAPITRE VL

��Indication de théories nouvelle? sur la tempérance et Tintempé- rance, et sur la brutalité.

��g i. Après tout ce qui précède, il faut nécessairement commencer une nouvelle étude et traiter de la tempé- rance et de l'intempérance; mais comme cette vertu et ce vice ont quelque chose d'assez étrange, il ne faudra pas s'étonner, si les théories, à l'aide desquelles on les ex- plique, semblent étranges également. § 2. La vertu de la tempérance ne ressemble à aucune autre. Pour toutes les autres vertus, la raison et les passions poussent dans le même sens et ne se contredisent point. Pour la tempérance, au contraire, la raison et les passions sont directement op- posées entr' elles. § 3. Dans l'âme, les trois qualités qui peuvent nous faire appeler méchants, ce sont le vice, l'intempérance et la brutalité. Plus haut, nous avons ex-

��Ch. VI. Morale à Nicomaque, part des cas, la raison doit combattre

livre VII, tout entier; Morale à Eu- les passions, loin d'être secondée par

dème, livre VI, id. elles. La tempérance ne ferait donc

§ 1. Après tout ce qui -précède. La pas exception, transition peut paraître bien insuffi- § 3. Le vice, l'intempérance...,

sanle, pour amener un sujet qui ne L'intempérance est un vice, ainsi que

se rattache point aux précédents. — la brutalité; et la distinction faite ici,

Ont quelque chose d'assez étrange, bien qu'elle se retrouve aussi dans la

Ceci est expliqué un peu plus bas. Morale à INicomaque, paraît un peu

§ 2. La raison et les passions confuse. — Plus liant. Dans tout le

poussent dans le même sens. Il cours du premier livre, chapitres 6 e\

semble au contraire que dans la plu- suivants.

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