Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1129

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LIVRE II, CH. VII, § 3. 125

pliqué ce que sont le vice et la vertu, en quoi ils consis- tent ; maintenant il nous reste à parler de l'intempérance et de la brutalité.

��CHAPITRE VII.

��De la brutalité. Elle est en dehors de l'humanité, comme son nom l'indique. — La vertu qui lui est opposée n'a pas de nom, parce qu'elle n'appartient pas à l'homme, et qu'elle est digne des héros ou des Dieux.

��§ 1. La brutalité est en quelque sorte le vice poussé au dernier excès ; et quand nous voyons un homme abso- lument dépravé, nous disons que ce n'est plus un homme mais une brute, la brutalité nous représentant un des de- grés du vice.

§ 2. La vertu opposée à cette odieuse qualité n'a pas de nom , spécial ; mais quelle qu'elle soit, on peut dire qu'elle dépasse l'homme et qu'elle est la vertu des héros et des Dieux. Cette vertu est restée sans nom, parce que la vertu ne peut pas s'appliquer à Dieu ; Dieu est au-dessus de la vertu et ne se règle pas sur elle ; car autrement la vertu serait supérieure à Dieu. § 3. Voilà comment la

��cil. vu. Morale à Nicomaque, ici ; il faut surtout l'entendre dans le

livre VU, cli. 1 ; Morale à Eudème, sens étymologique,

livre VI, id. § 2. Qu'elle dépasse C homme.

§ 1. La brutalité. Ce mot, dans C'est beaucoup dire; la même exagé-

l'usage ordinaire de notre langue, n'a ration se retrouve dans la Morale ii

pas tout à fait le sens qu'on lui donne Nicomaque, livre VII, ch. 1, § 1.

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