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126 LA GRAiNDE MORALE.

vertu opposée à la brutalité ne peut pas avoir de nom particulier, et comment cette vertu est divine et dépasse les forces de l'homme ; et de même que la brutalité est un vice qui, en un sens, dépasse l'honmie, de même aussi la vertu qui est opposée à cette dégradation, ne le dépasse pas moins.

��CHAPITRE VIIL

��Do la tempérance. Théories antérieures. — Erreur de Socra^e. — Questions diverses. — L'intempérant sait-il ce qu'il fait? — Le sage qui n'a pas de mauvais désirs, est-il réellement tempé- rant? A quel ordre de choses se rapportent spécialement la tempérance et l'intempérance? — Solution de ces questions. — Heraclite. — L'intempérant a la science générale du mal qu'il fait ; mais il n'en a pas la science particulière. ■— Confirmation tirée du Syllogisme et des Analytiques. L'intempérance se rapporte surtout, dans les plaisirs du corps, à ceux du toucher et du goût. —Autres intempérances, de la colère, des richesses, des honneurs. — Comparaison de la patience et de l'intem- pérance. — Du débauché et de l'intempérant. — De l'intempé- rance et de la brutalité. — De l'intempérance spontanée et de l'intempérance réfléchie. — Du tempérant et du sage.

§ 1. Pour bien expliquer la tempérance et l'intempé- rance, nous devons d'abord exposer les discussions dont

��cit. VIII. Morale à Nicomaque, § 1. D'abord exposer les cliscus- livic VII, tout entier ; Morale ù Eu- sions. C'est bien la méthode habi- dènie, livre VI, id. tuclle d'Aristote ; et c'est également

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