Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1220

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§ 1. [15] Il est une foule de choses où il est très difficile de bien juger. Mais c'est surtout dans une question où il semble qu'il est très aisé, et du domaine de tout le monde, d'avoir une opinion; et cette question c'est de savoir quel est le bien qu'on doit choisir dans la vie, et dont la possession comblerait tous nos voeux. Il y a mille accidents qui peuvent compromettre la vie de l'homme, [20] les maladies, les douleurs, et les intempéries des saisons ; et par conséquent, si dès le principe on avait le choix, on s'éviterait sans nul doute de passer par toutes ces épreuves.

§ 2. Ajoutez à cela la vie que l'homme mène tout le temps qu'il est enfant ; et demandez-vous s'il est un être raisonnable