Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1251

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LIVRE II, CH. I, g 20. -2/17

propres à l'âme humaine; et par suite, les vertus de la partie nutritive et de la partie concupiscible n'appartiennent pas à l'homme véritablement ; car du moment qu'un être est houmie, il faut qu'il y ait en lui raison, commande- ment et action. Mais la raison ne commande pas à la raison ; elle ne commande qu'à l'appétit et aux passions. C'est donc une nécessité que l'âme de l'homme ait ces diverses parties. § 18. Et de même que la bonne dispo- sition du corps et sa santé consistent dans les vertus spé- ciales de chacune de ses parties , de même la vertu de l'âme, en tant qu'elle est J-^. vraie fm de l'homme, consiste dans les vertus de chacune de ses parties différentes.

§ 19. Il y a deux sortes de vertus, l'une morale et l'autre intellectuelle ; car nous ne louons pas seulement les gens parce qu'ils sont justes ; nous les louons aussi parce qu'ils sont intelligents et sages. Plus haut, nous avons dit que la vertu ou les œuvres qu'elle inspire, sont dignes de louanges; et si la sagesse et l'intelligence n'a- gissent pas elles-mêmes, elles -provoquent du moins les actes qui viennent d'elles seules. § 20. Or, les vertus in- tellectuelles sont toujours accompagnées de la raison; et par conséquent, elles appartiennent à la partie raisonnable de l'âme, laquelle doit commander au reste des facultés, en tant que c'est elle qui est douée de raison. Au con-

��émnnérées. Un peu plus haut. Tune nait en nous sans notre participalion. douée (le raison, l'autre capable d'é- § 19. Deux sortes de vertiis. Voir

coûter la raison, bien qu'elle ne la la Morale à Nicomaque, livre I, ch.

possède pas. — N'appartiennent pas d dl, S 20, et livre II, cli. 1, § 1. —

ZViomjnc. Les fonctions delà nutrition Plus haut nous avons dit. Voir plus

ne dépendent pas de nous, et le désir haut dans ce chapitre, «^ H.

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