Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1262

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258 MORALE A EUDÈME.

qu'on prend les choses de telle ou telle manière, ni de ce qu'on les prend avec plus d'emportement qu'il ne con- vient. Ainsi, l'on n'est pas adultère parce qu'on fréquente plus qu'il ne faut les femmes mariées ; et ce n'est pas en ce sens qu'on entend l'adultère. Mais l'adultère lui-même est une perversité ; et il suffit d'un seul acte pour qu'on puisse flétrir de ce nom et la passion qui mène à ce crime et le caractère de celui qui s'y livre. § 18. Remarque analogue pom' l'insolence, qui pousse à l'outrage. Mais on trouve, même dans cette circonstance, des motifs de disculper, et l'on dit que l'on a cohabité avec la femme, au lieu de dire qu'on a commis un adultère ; on dit qu'on ne savait pas qui était la femme qu'on aimait, ou qu'on a été forcé de faire ce qu'on a fait. On allègue de même pour l'insolence, qu'on a bien pu frapper quelqu'un, mais qu'on ne l'a pas outragé ; et l'on trouve des excuses analogues pour toutes les autres fautes qu'on peut commettre.

��CHAPITRE IV.

Des deux parties de rame, et de la division correspondante des vertus, en vertus intellectuelles et vertus morales. — La vie morale tout entière consiste dans les plaisirs et les peines que rhomme éprouve, et dans le choix qu'il sait faire des uns et des autres.

§ 1. Après toutes ces considérations, il faut dire que

��Ch, 71'. Morale à iNiconiaque, et 2; Grande Morale, livre I, cli. 5 livre ], ch. 11, et livre II, ch. 1 et 6.

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