Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1298

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29A i\îORALE A EUDÈME.

délibérer que sur ce qui dépend de nous, dans les choses qui peuvent être et ne pas être, relativement au but poursuivi; il s'en suit évidemment que l'intention ou la préférence est un appétit, un instinct capable de déli- bérer sur des choses qui dépendent de nous. Car nous voulons toujours ce que nous avons résolu de faire, tandis que nous ne résolvons pas toujours de faire ce que nous voulons. J'appelle capable de délibérer cette faculté dont la délibération est le principe et la cause, et qui fait que l'on désire une chose parce qu'on en a délibéré. § 18, (.eci nous explique pourquoi l'intention, accompagnée de préférence, ne se rencontre pas dans les autres animaux, et pourquoi l'homme lui-même ne l'ani atout âge, ni dans toute circonstance. C'est que la faculté de délibération, non plus que la conception de la cause, ne s'y rencontrent point davantage ; et quoique la plupart des hommes aient la faculté de juger s'il faut faire ou ne pas faire telle ou telle chose, il s'en faut bien que tous puissent se décider par le raisonnement, attendu que la partie de l'âme qui délibère est celle qui est capable de considérer et de comprendre une cause. § 19. Le pourquoi, la cause finale est une des espèces de cause ; car le pourquoi est cause ; et la fin en vue de laquelle une autre chose est ou se produit, est appelée cause. Ainsi, par exemple, le besoin de toucher les revenus qu'on possède est cause

��rcncc. Il n'y a qu'un seul mot dans des hojtwics.... Il s'en faut bien que

le texte. — Vn appélit, un instinct, tous. Ces deux assertions semblent

Même remarque. contradictoires.

$ idt. L'intention accompagnée (le $ 19. Le pourquoi est une des

préférence. J'ai dû paraphraser le espèces de cause. Voir dans la Jîéta-

mot unique (lu texte. — La plupart plivsique, li\rc J. cli. 3, p. 132 de

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