Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1323

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LIVRE III, CH. I, § 33. 319

acte d'intention et de préférence ; et nous avons dit plus haut en quel sens nous entendions cette théorie. La ^•ertu nous fait constamment choisir, disions-nous, le parti que nous prenons, en vue d'nn certain but, et ce but est au fond toujours le bien. Il est donc clair, par suite, que, le courage étant une vertu d'une certaine espèce, il nous fera supporter les choses qui sont à craindre, en vue d'un but spécial que nous poursuivons. Par conséquent, nous les affronterons non par ignorance, l'effet de la vertu étant plutôt de faire bien juger des choses; non par plaisir; mais par le sentiment du devoir ; car si ce n'était pas un devoir de les affronter et que ce ne fût qu'un acte de folie, ce serait alors une honte de s'exposer.

§ 33. Voilà à peu près tout ce que nous avions à dire dans le présent traité sur le courage, sur les extrêmes entre lesquels il tient un juste milieu, sur la nature de ces extrêmes, sur les rapports que le courage soutient avec eux, et enfin sur l'influence que doivent exercer sur l'âme les dangers qu'on peut avoir à craindre.

��tivicnt du devoir. I,e texte dit préci- (l;ins la Morale à Nicomaqne que la séinenl : « parce que c'est bcad. >> discussion sur le coiirag;e est la plus

§ 33. Dans le présent traite, (/est complète.

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