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320 MORALE A EUDÈME.

��CHAPITRE II.

��De rinternpérance et de la débauche; sens divers de ces mots. De Tinsensibilité opposée à l'intempérance. — L'intempérance se i-apporte plus particulièrement à deux sens, le goût et le tou- cher. On pourrait laréduiremême au dernier toutseul. — Compa- raison de l'homme et des animaux : les animaux ne sont pas in- tempérants; sensations diverses qui leur manquent: citation de Stratonicus. — Résumé de la théorie sur la tempérance.

��g 1. Après cette théorie du courage, il faut essayer de traiter de la sagesse, qui sait se tempérer, et de l'intem- pérance, qui ne se domine jamais. Le mot d'intempérant peut se prendre en plusieurs sens. On peut l'entendre d'abord, si l'on veut, d'après la force du mot grec, de celui qui n'a pas été tempéré ni guéri par les remèdes ; de même qu'on dit d'un animal qui n'a pas été coupé qu'il est incoupé. Mais entre ces deux termes, il y a cette différence que, d'une part, on suppose une certaine possi- bilité, et que de l'autre on n'en suppose pas ; car on appelle également incoupé, et celui qui ne peut être

��Ch. II. Morale à Nicomiiquc, mot grec. J'ai dû ajouter ceci, pour

livre III, ch. 11 et suiv. ; Grande atténuer ce que la traduclion peut

Morale, livre I, ch. 20. Voir aussi avoir d'étrange dans notre langue.

le lÏTre Vil de la Morale à Mco- ■ — Incoupé. J'ai dû forger ce mot,

maque sur Tintempérance. pour conserver la trace de la ressem-

$ i. Delà sagesse, qui sait se lem- blance étymologique. Mais je ne

■jicrer. Paraphrase du mot unique crois pas que ces explications soient

du texte. — D'après la force du Ix'aucoup plus acceptables dans la

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