Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1332

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328 MORALE A EUDÈME.

ment à ces gens dont le cœur ne sait pas s'emporter pour les choses qui en valent le plus la peine, et qui, loin de là, se soumettent aisément aux outrages, et se montrent d'autant plus bas qu'on les accable davantage de mépris. Dans cette douleur que nous appelons la colère, la froi- deur qui a peine à s'émouvoir est opposée à l'ardeur qui s'émeut tout à coup. La faiblesse est opposée à la violence, et le peu de durée, à la longue durée. § 3. Ici comme pour tous les autres sentiments que nous avons étudiés, il peut y avoir excès ou défaut. Ainsi, l'homme irascible et dur est celui qui s'emporte plus violemrnent, plus vite et plus longtemps qu'il ne faut, dans des cas où il ne le faut pas , pour des choses qui ne le méritent point, et pour toute espèce de choses sans discernement. L'homme faible et servile est tout le contraire. Il est donc clair qu'il y a place entre ces extrêmes inégaux pour un milieu. § h. Par consé- rpient, si ces deux dispositions sont vicieuses et mauvaises, évidemment c'est la disposition moyenne qui est la bonne. Elle ne devance pas le moment, pas plus qu'elle ne vient après coup ; elle ne s'emporte pas pour des choses où il ne faut pas s'emporter ; et elle ne s'abstient pas d'avoir de la colère dans les cas où il faut en ressentir. Si donc la douceur est, dans cet ordre de sentiments, la meilleure disposition, c'est qu'elle est une sorte de moyenne, et que l'homme qui est doux, tient le milieu entre l'homme dur et l'homme servile.

��§ 2. D'autotit plus bas. Il semble bassesse et de la servilité, que cet ordre de seiitimeiUs n'a rien § 'à. Irascible et dut: Il n'y a

à faire avec la colère, qui ne peut pas «|u'nn seul nsol dans le texte. -

(." tre considérée comme rojjposé de lu lùtiblc cl scvi'ilc. Même remarque.

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