Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1335

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LIVIŒ III, CH. IV, § 7. :^31

digue en arrive à manquer même des choses nécessaires, tandis qne l'homme sagement libéral ne donne que son superflu, g 6. Les espèces en ces divers genres diffèrent entr elles du plus au moins. Ainsi, pour l'illibéral, on dis- tingue le ladre, l'avare, le sordide : l'avare est celui qui craint de donner quoique ce soit ; le sordide celui qui cherche toujours h gagner, même au prix de la honte ; le ladre celui qui applique tous ses soins à rogner sur les plus petites choses; enfin, il y a aussi l'escroc et le fripon, qui se laissent aller jusqu'au crime dans leur illibéralité. § 7. De même encore pour le prodigue, on peut distin- guer le dissipateur, qui dépense avec un absolu désordre, et l'homme insensé, qui ne compte pas parce qu'il ne peut supporter l'ennui de faire un compte de ses dépenses.

��vare accumule surtout de l'argent, paraissent plus arrêtées et plus pré- bien plus encore que les choses nécos- cises dans la langue grecque qu'elles saires à la vie; et comme !l^ t uuirque nele sont dans la nôtre. Les défini- Aristote dans la Politique, livre I, lions qui suivent servent du reste à cl.. 3, § 16, on peut mourir de faim à les éclaircir.

côté de son trésor, s'il n'y a pas § 7. Le dissipateur... L'homme

moyen de l'échanger contre ce dont insensé qui.... L'opposition ne parait

on a bc' oin. pas très-frappante.On pourrait la faire

§ 6. On distingue. Ces nuances ressortir davantage.

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