Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1374

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370 MC^ALE A EUDEME.

s'aiment jusqu'à cette limite. C'est comme dit le pro- verbe :

« Glaiicus, il te soutient jusqu'à ce qu'il te frappe.

Ou bien encore :

« Athènes méconnaît et déteste Mégare. »

§ 15. L'amitié par plaisir est celle des jeunes gens, qui ont un sentiment si vif du plaisir ; c'est là ce qui fait que leur amitié est si variable ; car le plaisir varie avec les âges et avec les goûts divers que l'âge amène. § 16. L'amitié par vertu est l'amitié des bommes les plus dis- tingués et les meilleurs. On le voit donc : l'amitié des gens vertueux est la première de toutes ; elle est une réciprocité d'affection ; et elle résulte du libre choix qu'ils font les uns des autres. L'objet aimé est aimable à celui qui l'aime ; et l'ami se fait aimer de celui qu'il aime, en lui donnant sa tendresse. § 17. Mais l'amitié ainsi conçue ne peut exister que dans l'espèce humaine, parce que l'homme est le seul être capable de comprendre l'in- tention et le choix. Les autres sortes d'amitiés se retrouvent aussi dans les animaux, qui peuvent avoir jusqu'à un

��maque et dans la Grande Morale. § 16. L'amilié par vertu... Toutes

§ Ji. Comme le dit le proverbe: ces idées se retrouvent dans la Morale

Gtaucus... L'original est un peu à Nicoraaque, où elles sont beaucoup

moins précis. — Athènes mrconnaît.. plus développées.

Ceci faisait sans doute allusion îi § 17. De comprendre l'intcnlion.

quelqu'évènement de l'iiistoire d'A- L'expression est peut-être un peu

thènes et de Mégare. étroite. L'animal peut comprendre

§ 15. Leur amitié est si variable, aussi rintention dans bien des c;is;

Observation très-vraie, et très-sou- mais il ne comprend pas les choses

vont répétée. du crcur. — .Se rctrourcnt aussi

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