Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1376

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^7-2 MORALE A EUDÈME.

près, parce que l'amitié qui les unit n'est pas la première amitié. Celle-ci est la seule qui puisse être solide; et l'autre ne l'est pas. L'une est vraiment de l'amitié, comme je l'ai dit; l'autre ne l'est point, et ne vient que bien loin après elle.

§ 22. Ainsi donc, ne considérer l'ami que sous ce seul pt imique point de vue, c'est vouloir faire violence aux faits et se réduire à ne soutenir que des paradoxes ; car il est impossible de comprendre toutes les amitiés sous une seule définition.

§ 23. La solution qui reste, c'est de reconnaître qu'en un sens la première amitié est la seule amitié réelle ; et qu'en un sens différent, toutes les autres amitiés existent aussi, comme celle-là, non pas du tout confondues dans une homonymie équivoque et ayant en tr' elles un rapport quelconque et de hasard; non pas formant une seule espèce; mais comme se rapportant toutes à un seul terme supérieur. § 2 A. Mais comme le bien absolu et le plaisir absolu sont une seule et même chose, et qu'ils vont toujours ensemble, si rien ne s'y oppose, le véritable ami, l'ami absolument parlant, est aussi le premier ami, l'ami

��intérêt ou plaisir, comme on vient fréquemment sous un seul nom, si

de le (lire. ce n'est sous une définition unique.

§ 21. I\'est pas In ■première amitié. § 23. Confondues dans une homo-

Répélitions inutiles, et qui peuvent mjmie équivoque. Il semble que tous

obscurcir la pensée loin de la rendre les développements antérieurs ont

plus claire. — Comme je l'ai dit. suffi amplement à mettre cette idée

L'auteur lui-même s'aperçoit com- dans tout son jour. — A un seul

l)ien il se répète. terme supérieur. Qui plus large que

§ 22. Sous une seule définition, les autres termes inférieurs, peut tous

Plus haut, on les a comprises assez les renfermer.

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