Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1398

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39/i i^OlULE A EUDÈME.

Maintenant, il nous i'aiit expliquer les vrais rapports du semblable et du contraire aux diverses amitiés que nous avons indiquées. § 2. D'abord, on peut ramener la notion de semblable à celle d'agréable et de bon ; car le bon est simple, tandis que le mauvais est de formes très-mul- tiples. L'hoomie vraiment bon est toujours semblable à lui-même et ne change jamais de caractère ; loin de là, le méchant, l'insensé ne se ressemble pas du matin au soir. § 3. Aussi, à moins que les méchants n'aient à se con- certer pour qiielqu objet, ils ne sont pas amis les uns des autres ; ils sont constamment divisés ; et l'amitié qui n'est pas solide, n'est pas de l'amitié. Ainsi dmc, en ce sens, c'est le semblable qui est ami, parce que le bon est semblable. i\lais en un autre sens, on peut dire que le semblable se confond avec l'agi'éable ; car les mêmes choses sont agréables à ceux qui se ressemblent ; et c'est une loi naturelle que tout être se plaise d'abord à soi- même. § h. Voilà pourquoi les sons mêmes de la voix, les. manières, les relations quotidiennes sont si agréables aux membres d'une même famille; et j'ajoute, même parmi les animaux autres que l'homme. Ce sont là aussi, j'en con- viens, des côtés où les méchants peuvent comme d'autres, s'aimer entr'eux.

« Et le méchant toujours recherche le méchant »

��Que nous avons indiquées. Les trois § 3. Vamilic qui n'est pus soliile.

espèces d'amitié de vertu, de plaisir, !Ma\iine très-\raie, et qui ressort de

d'iutérètj analvsées dans les chapities tout ce qui précède,

précédents. § l>. Mtvic parmi tes animaux.

§ 2. Est toujours semblable à lici- C'est un phénomène que présentent

nitwt. Voir la Morale l'i Mcomaquc, très-souvent les animaux domestiques,

livre m, ch. ô, S ô. — Ellemccliunt u»îyoi(»-.s.\ ers d'Eu-

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