Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1411

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LIVRE VII, CH. VllI, v^ '1. /i07

de bon accord ne se combattent jamais. § 8. Il y a con- corde réelle, quand il y a même sentiment, par exemple, en ce qui touche le commandement et l'obéissance; non pas seulement pour que le pouvoir et l'obéissance'-^oient alternatifs, mais parfois pour qu'ils ne changent pas de mains. Cette espèce de concorde est ce qui forme l'amitié sociale, l'union des citoyens entr'eux.

Voilà ce que nous avions à dire de la concorde et de la Jjienveillance.

��CHAPITRE VIÎI.

��De l'affection réciproque des bienfaiteurs et des obligés. — Si le bienfaiteur aime plus qu'il n'est aimé, c'est que l'obligé est en quelque sorte son œuvre, et que naturellement on aime tou- jours ce qu'on a fait, comme le prouve l'affection des parents pour leurs enfants, et même celle des animaux pour leurs petits.

��§ 1. On demande pourquoi les bienfaiteurs aiment plus leurs obligés que les obligés n'aiment leurs bienfaiteurs. En bonne justice, il semble que ce devrait être tout le contraire. § '2. On pourrait croire que l'intérêt et l'utilité

��§8. Le commandement et l'obcis- livre IX, ch. 7; Grande Morale, livre

sancc. Ce n'est plus liès lors la con- II, ch, li,

corde dont ou vient de parler; c'est § l. On demande pourquoi les la concorde civile, qui fait le repos et bienfaiteurs... 11 n'y a pas de Iran- la force des États, silioii entre ce nouveau sujet et ce

Cil. VIll. .Morale à Nicouiuque. (|iii préiède.

�� �