Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1416

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ài'2 MORALE A EUDÈME.

��CHAPITRE X.

Des fondements de la société civile et politique. — L'homme est surtout un être capable d'association. — La famille est le prin- cipe de l'État, et la justice n'y est pas moins nécessaire,. Rapports des divers membres de la famille entr'eux. — Entre le chef et le sujet, la différence ne peut être que la proportion. Le supérieur doit donner plus qu'il ne reçoit, et il est payé en honneurs et en respects. — La société civile se fonde sur l'intérêt. De l'association légale comparée à l'association purement morale. — La liaison par intérêt est celle qui est le plus exposée aux querelles et aux récriminations. Erreurs fréquentes que l'on commet de part et d'autre dans les liaisons que l'on contracte. Mécomptes réciproques. Loi remarquable de quelques pays. Citation de Tliéognis. Différence de la conven- tion civile et formelle, et de la convention purement morale et iacultative. Prodicus, le médecin, cité. — La proportionnalité peut toujours compenser les choses, même dans les rapports les plus délicats et les plus difficiles.

g 1. On peut distinguer entre les amitiés ou afFections, celle de la parenté, celle de la camaraderie, celle de l'as- sociation, et enfin celle qu'on peut appeler civile et poli- tique. L'affection de lamille ou de parenté a beaucoup d'espèces : celle des frères, celle du père, celle des enfants, etc. L'une est proportionnelle, c'est l'affection du

��cil. V. Morale à Nicomaque, livre § 1. Amitiés ou affections. Il ii'j a

Vill, ch. 0, 1(1, 11, i;i; livre 1\, cli. ^\\\\\\\ seul mol dans lu le\to. —

J, 2; Criiiule Morale, livre 11, eh. t.' une est proport i.onndie. Ou com-

13. prend bien celte expression, d'après

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