Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1472

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/i68 DES VERTLS ET DES VICES.

la vertu de l'âme tout entière, c'est la justice unie à la gé- nérosité et à la grandeur d'âme. § li. Le vice de la partie rationnelle, c'est la déraison; le vice de la partie passionnée, c'est l'irascibilité et la lâcheté; le vice de la partie concu- piscible, c'est la débauche, et l'intempérance, qui n'est point maîtresse de soi; et enfin, le vice de l'âme entière, c'est l'injustice, jointe à l' illibéralité et à la bassesse.

��CHAPITRE II.

��La prudence, la douceur, le courage, la tempérance, la conti- nence, la justice, la libéralité, la grandeur d'âme.

��§ 1. La prudence est donc la vertu de la partie ration- nelle de l'âme ; et c'est elle qui prépare tous les éléments de notre bonheur. § 2. La douceur est la vertu de la par- tie passionnée ; et c'est elle qui fait qu'on ne se laisse point émouvoir et entraîner par la colère. § 3. Le cou- rage est cette vertu de la même partie, qui fait qu'on résiste aux terreurs qui ont la mort pour objet. § h. La tempérance est la vertu de la partie conciipiscible, qui nous rend insensibles à la jouissance des plaisirs cou- pables. § 5. La continence est la vertu de cette même partie, qui nous fait dompter, à l'aide de notre raison, les désirs qui nous poussent vers les plaisirs coupables, g 6. La justice est cette vertu de l'âme, qui nous fait rendre à chacun selon son mérite. § 7. La générosité est cette vertu de l'âme, qui nous apprend à faire la dépense cou-

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