Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/176

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


cLxviii PREFACE.

n'est pas toujours et nécessairement bonne dans l'homme, c'est-à-dire qu'elle n'obéit pas toujours à la raison, Kant prend une peine infinie pour découvrir les rapports de la raison à la volonté. La raison donne des ordres, qui d'ailleurs sont ou ne sont pas suivis ; et la formule de l'ordre se nomme dans le langage kantien un impératif. 11 y a deux espèces d'impératifs ou d'ordres de la raison : les uns liypo- iiiétiques, qui ordonnent une action comme moyer» pour arriver à quelqu'aulre chose ; les autres, caté- goriques, qui ordonnent une action comme étant bonne en soi. Les impératifs hypothétiques se par- tagent eux-mêmes en deux classes, selon qu'ils se rapportent à des fins particulières, ou à cette fin générale de tous les êtres raisonnables, le bonheur. Dans le premier cas, les impératifs hypothétiques sont de simples règles d'habileté qui, une fin étant désirée, indiquent les moyens les plus sûrs de l'at- teindre. Dans le second cas, les impératifs hypo- thétiques sont des conseils de prudence, qui nous apprennent la route du véritable bonheur. Quant aux impératifs catégoriques, ils sont les lois incondition- nelles de la moralité.

Comme Kant a la prétention de se passer abso- lument de toute psychologie, il ne se demande pas

�� �