Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/231

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PUÉFACl':. cr.xxm

" à dessein aucune de ses obligations, est certain de » ne jamais tomber dans une semblable faute. » Cette satisfaction, qui accompagne l'action vertueuse, n'est pas moins nécessaire que le courage, qui la prépare; car « ce qu'on ne fait pas avec joie, mais seulement '• par esprit de servitude et de contrainte, n'a aucune » valeur interne pour celui qui obéit ainsi au devoir ; n et l'occasion de pratiquer un devoir si pénible est ') évitée avec le plus grand soin. »

Ainsi, l'enseignement de la morale et la pratique de la vertu sont les deux points sur lesquels Kant insiste. 11 se fie pleinement à l'influence décisive du catéchisme moral qu'il imagine ; et il veut qu'il pré- cède celui de la religion. Le catéchisme moral ne doit pas être enseigné comme par parenthèse, et concurremment avec les dogmes religieux; il doit l'être séparément et comme un tout indépendant. C'est surtout dans l'intérêt de la foi que le philosophe prend ces précautions, et qu'il éprouve ces scrupules. La foi serait impure selon lui, si l'âme qui la doit recevoir n'y arrivait point après avoir passé d'abord par des principes moraux. Sans ce soin préalable, « l'enseignement religieux n'aboutirait qu'à faire » reconnaître des devoirs par crainte, et à imposer >' des observances qui ne seraient pas dans le

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