Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/232

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��PRÉFACE

��» cœur K « Kanl sait bien d'ailleurs qu'à côté du catéchisme, H'est uu autre enseignement non moins efficace, celui de l'exemple; et il recommande que le maître d'abord, et ensuite tout ce qui entoure l'en- fant, lui offre les leçons d'une conduite édifiante. Quant à l'ascétique qu'il conseille, Kant la distingue profondément de celle des monastères, qui, inspirée par une crainte superstitieuse ou par une aversion feinte, ne porte qu'à se supplicier soi-même, et n'a rien de commun avec la ^'çrtu. Ces expiations fana- tiques, qui ne supposent même pas toujours le repentir, et qui surtout ne le remplacent point, ne peuvent produire l'esprit de contentement dont la vertu doit être accompagnée. La véritable ascétique ne consiste que dans la victoire mesurée qu'on rem- porte sur ses appétits naturels, afin de pouvoir se maîtriser dans les circonstances périlleuses pour la moralité. C'est un exercice qui rend ferme et coura- geux, et 'i qui satisfait par la conscience où l'on est «d'avoir recouvré sa liberté, un moment en danger. » Voilà quels sont en substance les conseils de Kanl :

��(1) Kant, Principes mctaphysiqurs de la morale, méthodologie, pages 308 et 317 de la traduction de M. J. Tissot, 3' édition, et page /lin. de la Prdaçiogiqnr, ihid.

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