Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/303

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les ouvrages d'Aristote. La Morale à ÎN'icomaque n'aura pas été plus qu'un autre à l'abri des injures du temps. L'auteur l'avait laissée inachevée, connue presque toutes ses œuvres ; et l'on peut présumer qu'à une révision attentive, s'il lui eût été permis de la faire, il aurait cor- rigé bien des négligences, eflacé plus d'une contradiction, et supprimé plus d'un passage. Il faut savoir gré aux éditeurs de l'antiquité de n'avoir point osé se substituer à lui, et de nous avoir transmis, même en désordre, tous les morceaux qu'ils lui attribuaient à tort ou à raison. Le mal eût été plus grand encore, et nos pertes plus regret- tables, s'ils avaient poussé leur audace plus loin, et s'ils avaient eu moins de réserve sous prétexte d'avoir plus de discernement.

Mais encore une fois, malgré ces critiques d'ailleui's très-légères, je n'en estime pas moins le travail de M. L. Spengel; et je conçois le succès qu'il a eu.

Depuis sa dissertation, trois autres ont paru: l'une en ISlih, de M. H. Bonitz, professeur à Stettin; l'autre en ■18/i7, de M. Alb. Max. Fischer, et enfin en 1851 une troisième, qui tend à résumer toutes les autres, de M. Ad. Th. Herm. Fritzsch, le savant éditeur de la meil- leure édition spéciale de la Morale à Eudème.

M. H. Bonitz a borné ses OOsercations Criiùiucs à la Grande Morale et à la Morale à Eudème i. Il admet sans discussion les conclusions de M. L. Spengel. Mais comme la Grande Morale et la Morale à Eudème, tout en disparaissant du catalogue aristotélique, ont encore une

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