Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/376

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.i.r.m SOMMAIRES

jours des gens de bien. Les méchants sont perpétnelle- ment en désaccord, à cause de leur égoïsnie sans frein,

(iHAinTKK VII. — Des bienfaits. Le bienfaiteur aime en général plus que l'obligé. — Explications fausses de ce fait étrange. Mauvaise comparaison des dettes; Epicharme. Explication particulière d'Aristote. — Amour des artistes pour leurs (cuvres; amour des poètes pour leurs vers. — L'obligé est en quelque sorte l'œuvre du bienfaiteur. — Plaisir actif supérieur au plaisir passif. — On se plaît au bien qu'on fait ; on aime davan- tage ce qui coûte de la peine. — Attachement plus vif des mères pour leurs enfants.

Chapitrk VIII. — De l'égoïsme ou amour de soi. Le méchant ne pense qu'à lui-même ; l'homme de bien ne pense jamais qu'à bien faire, sans considérer son propre intérêt. — Sophisme pour justifier l'égoïsme. Il faut bien distinguer ce qu'on entend par ce mot. l-'goïsme blâ- mable et vulgaire. L'égoïsme qui consiste à être pins \ ertueux et plus désintéressé que tout le monde, est fort louable. — Dévouement à ses amis, à sa patrie ; dédain des richesses. Passion excessive pour le bien et pour la gloire.

Chapitre IX. — A-t-on besoin d'amis quand on est dans le bonheur? Arguments en sens divers. — A-t-on plus besoin d'amis dans le malheur que dans le bonheur? — L'homme heureux ne peut être solitaire; il a besoin de faire du bien à ses amis, et de voir leurs actions ver- tueuses : Théognis cité. C'est encore agir vertueusement

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