Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/377

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DES CHAPlïUl'S. x.iuui

que (le les contempler ; so sentir ap^ir et vivre dans ses amis est un très-vif plaisir; eX on ne l'a que dans l'intiuiité. — l/li(imme heureux doit avoir des amis vertueux comjnelui.

(".iiAPiTRE X. — Du nombre des amis. Pour les amis jiar intérêt, il en faut peu ; car on ne saurait rendre ser- vice à tous ; pour les amis de plaisir, un petit nombre snilit; pour les amis par vertu, il n'en faut avoir qu'au- tant qu'on en peut aimer intimement; le nombre en est fort restreint. — L'amour, qui est l'excès de l'afTection, ne s'adresse qu'à un seul être. — Les amitiés illustres ne sont jamais qu'à deux ; mais on peut aimer un grand nombre de ses concitoyens.

(iiiAPiTRK XL — Les amis sont-ils plus nécessaires dans la prospérité ou dans le malheur? Uaisous dans les deux sens : la présence seul des amis et leur sympathie sou- lagent notre peine ; elle accroît notre bonheur. — N'ap- peler ses amis qu'avec réserve, quand on est dans le chagrin. Aller spontanément \*ers eux, quand ils souffrent. — Montrer peu d'empressement à leur demander service pour soi-même , mais ne pas refuser obstinément. — l»ésumé.

Chapitre XII. — Douceurs de l'intimité. L'amitié est comme l'amour; il faut toujours se voir. — Occupations communes (|ui servent à accroître l'intimité. — Les mé- chants se corrompent mutuellement. — Les bons s'amé- liorent encore par leur commerce réciproque. — Fin de la théorie de l'amitié.

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