Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/389

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DES CH.VPITHES. xt,:

C.iiAiMTKr. \X\'l. — De la dignité et chi respect de soi dans les rapports de société. Elle tient le milieu entre l'arrogance, qui n'est contente f[ue d'elle même, et la com- plaisance, qui recherche tout le monde.

C.HAPrrRE XXVll. — De la modestie : elle tient le milieu entre l'impudence, qui se permet tout, et la timi- dité, que tout embarrasse.

Chapitrk XXVIII. — De l'amal/ilité : elle est le milieu entre la boulTonnerie, ((ui plaisante de tout et constam- ment, et la rusticité, qui ne plaisante jamais et qui se blesse aisément. La véritable amabilité se prête facilement à lancer des plaisanteries et à en recevoir.

C.UAPiTRi' XXIX. — De la bienveillance : elle est le milieu entre la flatterie et l'hostilité. La flatterie exagère les choses ; l'hostilité les diminue. L'amitié bienveillante les dit connue elles sont.

C-HAprrRi: XXX. — De la véracité : elle est le milieu entre la fanfaronnerie et la dissimulation. — Caractère de l'honmie véridique.

Chapitre XXXL — De la justice. — Il y a plusieurs espèces de juste : le juste suivant la loi et le juste suivant la nature ; le juste qui ne se rapporte qu'à l'individu ; le juste qui se rapporte aux autres. Le juste relatif aux autres est mi milieu, puisqu'il consiste dans l'égalité. — L'égalité, pour être raisonnable, doit-ètre proportion- nelle ; Platon. (Vest l'égalité proportionnelle qui maintient

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