Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/583

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LIVRE III, CH. XII, Q 2. (U

��CHAPITRE XII.

��Suite de la tempérance : désirs naturels et généraux : désirs par- ticuliers et factices; on pèche rarement en fait de désirs na- turels ; on pèche le plus souvent par les passions particulières, en s'y livrant dans des conditions peu convenables. — La tem- pérance dans les douleurs est plus difficile à définir que pour les plaisirs. — L'insensibilité à l'égarddes plaisirs est chose très- rare, et n'a rien d'humain. — Portrait de l'homme vraiment tempérant

��§ 1. Parmi les désirs qui peuvent passionner l'homme, les uns sont évidemment communs à tous les êtres; les autres nous sont particuliers, et ils sont acquis par suite d'un acte de notre volonté qui nous les impose. Le plaisir de la nourriture, par exemple, est purement naturel ; car tout homme désire de la nourriture, sèche ou liquide, quand il éprouve le besoin. Souvent il sent à la fois ces deux désirs, comme ils sent aussi, ajoute Homère, «le dé- )) sir d'une compagne, quand il est jeune et dans toute la » vigueur de l'âge. » § 2. Mais tout le monde n'éprouve pas indistinctement tels ou tels désirs ; tout le monde n'a pas les mêmes goûts ; et voilà comment en ceci il semble qu'il y ait quelque chose qui est nôtre ; ce qui n'em-

��Ch. XII. § i. Ajoute Homère. § 2. Quelque chose qui est nôtre.

Iliade, chant XXIV, v. 129. Je n'ai Peut-être Aristote s'anête-t-il un

pas traduit en vers, parce qu'Aristole peu trop à un fait aussi simple et

ne cite pas de vers précisément. aussi é«dent.

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