Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/657

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LIVRE V, CH. Il, ^ ± i:^ô

��CHAPITRE II.

��Distinction à faire entre la justice ou l'injustice et la vertu ou le vice. La justice est une espèce de vertu distincte de la vertu en général, comme la partie est distincte du tout. — Il faut dis- tinguer aussi la justice ou l'injustice prise en général, de la justice ou de l'injustice dans un cas particulier. — La justice des actions est d'ordinaire d'accord avec leur légalité. — Il faut dis- tinguer deux espèces de justice : justice distributive politique et sociale, justice légale et réparatrice. Les relations des citoyens entr'eux sont de deux espèces, volontaires et involontaires.

��^ 1. Quoiqu'il en soit, nous étudions la justice en tant qu'elle est une partie de la vertu. On peut la considérer comme une vertu spéciale, ainsi que nous l'avons dit. Nous voulons de même étudier l'injustice comme étant une partie du vice, g 2. Et voici bien la preuve qu'elle est un vice particulier. Celui qui commet sous les autres rapports des actes mauvais, fait mal ; et il est injuste, si l'on veut. Mais on ne peut pas dire pour cela que par avidité il se fait une part plus forte que celle qui lui revient. Ainsi, l'homme qui dans la mêlée jette son bou- clier par lâcheté, celui qui par méchanceté calomnie quel- ([u'im, celui qui par avarice refuse de secourir un ami.

��Ch. II, Gr. INIorale, livre I, ch. 31; précédentes. — Ainsi que îwus l'avons

Morale à Eudème, livre IV, ch. 2. déjà dit. En U-aitant de la justice à

% i. En tant qu'elle est u)ie partie part des autres vertus, dans le cha-

de la vertu. Aristotc revient ici à la pitre précédent. \orité; mais il contredit ses théories sj 2. Il se fait une part plus forte.

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