Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/726

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20l\ MORALE A NICOMAOUE.

��CHAPITRE IV.

��De la prudence : définition de la prudence; elle ae s'applique qu'aux choses contingentes; ses différences avec Fart et la science. Exemple de Périclès. Influences fâcheuses des émo- tions du plaisir et de la douleur sur la prudence et sur la conduite de l'homme. — La prudence une fois acquise ne se perd plus.

��§ 1. Quant à la prudence, on peut en prendre une idée en considérant quels sont les hommes qu'on honore du titre de prudents. Le trait distinctif de l'homme prudent, c'est ce semble d'être capable de délibérer et de juger connue il convient sur les choses qui pour lui peuvent être bonnes et utiles, non pas à quelques égards particu- liers, comme la santé et la vigueur du corps, mais qui doivent en général contribuer à sa vertu et à son bonheur. § 2. La preuve, c'est que nous disons des gens qu'ils sont prudents dans telle affaire spéciale, quand ils ont bien calculé pour atteindre quelque but honorable, pour les choses qui ne dépendent pas de l'art, tel que nous venons de le définir. Ainsi, l'on peut dire d'un seul mot que l'homme

��C/i. /F. Gr. Morale, livre l,ch. 32; idées du sens commun, exprimées

Morale h Eudème, livre V, ch. i. dans le langage habituel de la vie. —

§ 1. Les hommes qu'on honore du De délibérer et déjuger. Le texte n'a

litre de priidents. C'est une méthode qu'un seul mot.

assez ordinaire d'Arislotc de prendre § 2. Tel que nous venons de le de-

pour principes de sa discussion les finir. J'ai ajouté ces mots.

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