Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/753

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LIVRE VI, CH. X, S 7. 2;Vl

parties de l'âme ne peut produire davantage. § 5. Ensuite, si l'on soutient qu'elles produisent, ce n'est pas comme la médecine produit la santé, mais comme la santé elle-même produit la santé. C'est ainsi que la sagesse fait le bonheur ; car étant une partie de la vertu totale, elle rend l'homme heureux par cela seul qu'elle est possédée par lui, et qu'elle est actuellement en lui. ^ 6. De plus, l'œuvTe propre de l'honmie ne s'accomplit rpie grâce à la prudence et à la vertu morale. La vertu fait que le but qu'il poursuit est bon, et la prudence fait que les moyens qui doivent y conduire le sont également, il est bien clair d'ailleurs que la quatrième partie de l'âme, c'est-à-dire, la partie nutritive, ne saurait avoir de \ ertu pareille ; car il ne dépend point de cette partie inférieure d'agir ou de ne pas agir en quoi que ce soit.

§ 7, Quant à ce ce que nous venons de dire, que la pru- dence ne fait pas que l'homme pratique davantage le bien et le juste, il faut prouver cette assertion, en reprenant les choses d'un peu plus haut, et en posant le principe qui suit : de même que nous disons de certaines gens qui font des choses justes, qu'ils ne sont pas cependant encore réel- lement justes, par exemple, quand des gens observent

��— Ne peuvent -produire davantage. IL est bien clair... la partie iiutri-

C'est-à-dire qu'elles ne sont pas pra- tive. Ceci est tellement clair en effet

tiques ni actives. C'est la volonté seule qu'il n'y avait pas besoin de le dire,

([ui agit. On peut ajouter que cette pensée ne

§ 5. basante elle-même produit la se rattache point à ce qui précède.

santé. Idée assez obscure, et que le Voir pour la partie nutritive de

développement qui suit n'explique l'àme, le Traité de l'âme, livre II,

pas encore suffisamment. ch. Ix, page 186 de ma traduction.

g 6. L'auvre propre de l'homme. § 7. Ce que nous venons de dire.

Voir plus haut livre I, ch.i, § 10. — Un peu plus haut dans ce chapitre,

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