Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/763

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LIVRE Vil, CH. 1, ^ II. m

n"est pas moins rare parmi les hommes ; et on ne le ren- contre guère que chez les barbares. Quelquefois cette grossièreté brutale est le résultat des maladies et des infirmités; et l'on réserve ce nom injurieux pour les hommes dont les vices dépassent toute mesure.

§ 3. Plus tard, nous aurons à dire quelques mots de cette triste disposition. Déjà nous avons antérieurement parlé du vice; il ne nous reste donc ici qu'à traiter de l'intempérance, de la mollesse et de la débauche, en leur opposant la tempérance, qui sait maîtriser les passions, et la fermeté, qui sait tout endurer. Nous joindrons ces deux études ; car il ne faut pas croire que chacune de ces dis- positions, bonnes ou mauvaises, se confondent tout à fait avec la vertu et le vice, ni qu'elles soient d'une espèce entièrement différente. § A. En ceci, il faut faire comme dans toutes les autres recherches; on établit d'abord les faits tels qu'on les observe, et après avoir posé les questions qu'ils soulèvent, on doit s'attacher à démontrer par cette méthode les opinions le plus généralement admises sur ces passions ; et si l'on ne peut enregistrer toutes les opinions, en indiquer au moins la plus grande partie et les principales. Car une fois qu'on a résolu les points vraiment difficiles, et qu'il ne re^te plus que les points admis par tout le monde, on peut regarder le sujet comme suffisamment démontré.

��Spartiates. Plalou rappelle celte lysant les vertus et leurs contraires,

expression dans le Ménon, p. 230, g ^- Comme dans toutes les autres

Irad. de M. Cousin. recherches. C'est la méthode générale

§ 3. Plus tard. Dans ce même d'Aristote. — Les faits têts qu'on

livre, cil. 5. — Antérieurement, les observe. Ou peut-être : « Tels

Danstontlecoursdece traité, en ana- qu'on les juge vulgairement. »

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