Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/804

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28-2 MORALE A NICOMAQUE.

({ui obéit à une raison quelconque, et persévère dans la résolution qu'il a prise, quelle que soit cette résolution? Ou bien est-ce seulement l'homme qui obéit à la droite raison ? D'un autre côté, l'intempérant est-il celui ;qui ne s'en tient pas à la résolution cpielconque qu'il a prise, ou au raisonnement quelconque qu'il a lait? Ou bien est-ce seulement celui qui s'en tient à une raison fausse, et à une résolution qui n'est pas la bonne, ainsi que je l'ai avancé plus haut? Ou plutôt ne faut-il pas dire que l'homme tempérant est celui qui accidentellement peut bien s'en tenir à une raison quelconcjue, mais qui essen- tiellement ne s'en tient qu'à la vraie raison, et à la droite volonté qui seule le doit conduire ? L'intempérant n'est-il pas celui qui ne sait pas s'en tenir fermement à la raison véritable, et à la saine résolution? § 2. Expliquons-nous. ()uand on préfère ou quand on poursuit une chose en vue (l'une autre chose, on poursuit et l'on préfère cette der- nière chose essentiellement pour elle-même, tandis qu'on ne recherche la première qu'accidentellement et d'une manière indirecte. Essentiellement, en soi, exprime ici l'idée d'absolu, de telle sorte qu'il est possible que ce soit relativement à une raison quelconque que l'un persiste et que l'autre ne persiste pas ; mais absolument parlant, c'est en définitive et uniquement la raison vraie que l'un suit et dont l'autre s'écarte.

g 3. On rencontre des gens qui tiennent fermement à leur Oj)inion et qu'on appelle des entêtés, comme des

jti/. Paraphrase du mol unique du Aristote peut sembler assez subtile, texte. — Je l'ai avance plus kaut. A et après tous les développements an- la lin du chapitre précédent. La teneurs, on n'en voit pas l'utilité. Hucslion d'ailleurs que se pose ici § 3. Qu'on appelle des entêtes. Je

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