Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/899

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LIVRE IX, CH. II, g 8. 377

tout à son père, de même qu'on ne sacrifie pas toutes les victimes à Jupiter, c'est ce qui est par trop évident. § 7. Clomme on a des devoirs très-dissemblables envers des parents, des frères, des amis, des bienfaiteurs, il faut avec discernement rendre à chacun ce qui lui appartient et ce qui lui est dû. 11 est vrai que c'est en général aussi ce qu'on semble faire. Ainsi, l'on convie ses parents à sa noce, parce qu'en eftet la famille leur est commune, et que tous les actes qui l' intéressent doivent leur être également communs. C'est le même motif qui fait qu'on regarde comme le devoir le plus étroit pour des parents de figurer aux funérailles. § 8. Il semble aussi que les enfants doi- vent avant toute chose assurer la subsistance à leurs pa- rents; c'est une dette qu'ils acquittent ; et l'on trouve qu'il vaut mieux encore pourvoir aux besoins de ceux à qui on doit l'être, que de pourvoir aux siens propres. Quant au respect, on le doit à ses parents tout aussi bien qu'aux Dieux. Mais on ne leur doit pas toute espèce de res- pect ; et, par exemple, on n'a pas le même respect pour son père, et sa mère; pas plus qu'on ne respecte son père au même titre qu'un savant ou un général. Mais on a pour son père la vénération qui est due à un père, et pour sa mère celle qui est due à une mère.

��livre I, cil. 3, § li. — Toutes les aussi développés, à ce qu'il semble,

victimes d Jupiter. Comparaisou dans Tantiquité qu'ils pourraient

employée aussi dans la Morale à Eu- l'être chez les nations modernes,

dème, loc. laud. § 8. La subsistance d leurs pa-

§7. Auec discernement. C'est une vents. Même observation. — Pour

affaire de tact et de bon sens. — son père et pour sa mère. Aristote

A sa noce.... aux funérailles. Senti- veut dire sans doute qu'on a plus de

ments purement humains, qui étaieni tendresse pour une mère.

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