Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/976

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àbà MORALE A NICOMAQLE.

parle tant, se trouve surtout dans la vie intellectuelle et contemplative. Sans doute, les choses nécessaires à l'exis- tence font besoin au sage, comme à l'homme juste, comme au reste des hommes. Mais en admettant qu'ils en soient également pourvus et comblés, le juste a encore besoin de gens envers lesquels et avec lesquels il exerce sa justice. De même aussi, l'homme tempérant, l'homme courageux, et tous les autres sont dans la même nécessité d'être en relation avec autrui. Le sage, au contraire, le savant peut encore, en étant tout seul avec lui-même, se livrer à l'étude et à la contemplation; et plus il est sage, plus il s'y livre. Je ne veux pas dire qu'il ne vaille pas mieux pour lui d'avoir des compagnons de son travail ; mais le sage n'en est pas moins le plus indépendant des hommes et le plus en état de se suffire. § 5. On dirait en outre que cette vie de la pensée est la seule qui soit aimée pour elle-même ; car il ne résulte rien de cette vie que la science et la contemplation, tandis que dans toutes les choses où l'on doit agir, on poursuit toujours un résultat plus ou moins étranger à l'action,

g 6. On peut soutenir encore que le bonheur consiste dans le repos et la tranquillité. On ne travaille que pour arriver au loisir ; on ne fait la guerre que pour obtenir la

��parle tant. El qui constitue le bon- fait indépendamment d'aulrni. Voir

heur. Voir plus haut, livre I, ch. i, au chapitre suivant. — Le .toge, i-

5 6. — V>'.sf surtout dans ta vie .vfa'rtjiï. Il n'y a qu'un seul mot dans

iittcUcctuelle. Principe recueilli par le ti-xte; j'ai dû en mettre deux

le Stoïcisme; il est d'ailleurs tout comme plus haut, pour rendre toute

]>lalonicien.— Vhommc tempérant.. . la force del'expression grecque. 1 1 semble que la tempérance et le c(ui- 5. Ou poustiit toujours un rcitul-

ra'^e sont des vertus toutes person- tat. Voir livre I, ch. t, ?J 5. sonnelies, et qui s'exercent tout-à- S ^>- (^" "c fcraillr que pour

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