Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/27

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III. — La croyance en l’âme universelle, se manifestant dans toute la nature, ou la croyance au Panthéisme.

Il arrive souvent que des contes rentrant dans les quatre premières divisions que j’ai établies, et dont l’aspect et l’ordonnance générale indiquent la provenance étrangère, se trouvent être transformés en contes ayant absolument le caractère de ceux que j’ai appelés autochtones, et même de ceux écrits, tirés des Mille et une Nuits, ou d’autres recueils analogues.

Il faut en chercher la cause dans la tournure d’esprit, le caractère et les penchants des Égyptiens et surtout dans l’aptitude qu’ont tous les peuples à s’approprier et à adapter à leur langue, à leurs mœurs et à leurs usages tout ce qui leur plaît chez les autres nations.

C’est aussi dans les contes de ce genre qu’il faut rechercher les réminiscences de l’antiquité.

Un peuple qui, de tout temps ou du moins aussi loin dans le passé qu’il nous soit permis de remonter, a été gouverné et tyrannisé par