Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/81

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ment elle est éclatante de beauté ; elle fut, pour ainsi dire, la reine de la fête.

Quand elle voit que la soirée tire à sa fin, elle se sauve, mais, dans sa précipitation, en traversant la cour du palais, elle laisse tomber un de ses bracelets en diamant dans l’auge remplie d’eau où on menait s’abreuver les chevaux du roi.

Le lendemain matin, lorsque les chevaux vont à l’auge, aucun d’eux ne veut en approcher et tous reculent effrayés. Les palefreniers visitent l’auge et y découvrent le bracelet en diamant qui, par l’éclat de ses feux, effrayait les chevaux.

Le fils du roi, qui était présent, considère l’objet et déclare à son père qu’il veut se marier avec la femme à qui appartient ce bracelet.

Des huissiers parcourent toute la ville pour trouver l’heureuse propriétaire du bracelet.

Après quinze jours de vaines recherches, on finit par arriver à la maison des trois sœurs, on essaye le bracelet sur le poignet de chacune d’elles et on constate qu’il s’ajuste à ravir sur celui de la cadette.