Page:Aucassin et Nicolette, edité par Mario Roques, 1929.djvu/40

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XXXVI
INTRODUCTION
été faite pour être récitée, presque jouée, et non pour être froidement lue. »

Romania, VIII (1879), 284–93, compte rendu de la 1re édition Suchier et de l’édition Bida-Paris.

A. et N. appartient « plutôt au règne de Louis VII qu’à celui de Philippe-Auguste », surtout en raison du caractère archaïque des assonances. La localisation en Picardie est douteuse.

Romania, XXIX (1900), 287–92, compte rendu de la 4e édition Suchier.

Quelques conjectures reposant « sur l’idée qu’il y a dans le ms. plus d’omissions et notamment de bourdons qu’on n’en a reconnu jusqu’ici ». « Aucassin a dû être composé dans l’Artois, sans doute à Arras. » « Aucune vraisemblance à ce que l’auteur ait visité la Provence. »

R. Piccoli, L’assonanza dei vers orphelins in « Aucassin et Nicolette ». Zs. f. rom. Phil., XXXII (1908), 600–3.

Discute et rejette les six conjectures par lesquelles Suchier a tenté d’unifier en i les finales des vers courts qui terminent les laisses chantées.

J. R. Reinhard, The Literary background of the Chantefable Speculum, I (1926), 137–69.

Rapproche le mélange de prose et de vers d’A. et N. du prosimetrum latin classique ou médiéval et des œuvres italiennes telles que la Vita Nuova ; mais ce n’est pas là l’alternance dramatique de prose dite et de vers chantés.

M. Roques, Pour le commentaire d’Aucassin et Nicolette : « esclairier le cuer ». Mélanges Ferdinand Lot (1925), 723–36.

Exemples français et provençaux de l’expression (aj. Barbastre 4284–5) = « soulager le cœur, ôter le cœur de peine, d’inquiétude » ; essai d’interprétation des v. III 13–18. Cf. Romania, LII, 369.

D. Scheludko, Zur Entstehungsgeschichte von Aucassin et Nicolete. Zs. f. rom. Phil., XLII (1922), 458–90.

Contre l’hypothèse d’une origine exotique, byzantine ou arabe : de nombreux traits d’A. et N. ont leurs analogues dans la littérature française médiévale et dans le folk-lore ; le thème même de l’amour d’un jeune chrétien pour une esclave sarrasine est très répandu et pouvait venir facilement à l’esprit de l’auteur : les noms arabes sont nombreux dans les œuvres françaises du moyen-âge.