Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/123

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Séraphine.

Pourquoi mentirais-je ? vous êtes si indulgent…


Pommeau.

Je ne conçois pas ton obstination…


Séraphine.

Ni moi la vôtre…


Pommeau.

Je t’en supplie…


Séraphine.

Je ne puis pourtant pas inventer des dettes pour vous plaire !


Pommeau.

Oserais-tu l’attester sur la mémoire de ta mère ?


Séraphine.

Comme vous êtes solennel aujourd’hui !


Pommeau.

Tu n’oses pas… tu vois bien…


Séraphine.

Mais, sur la mémoire de ma mère… (Pommeau chancelle.) Qu’avez-vous ?

Elle s’élance vers lui.

Pommeau.

Ne me touche pas !… C’était donc vrai !


Séraphine, à part.

Thérèse a parlé.


Pommeau.

Ne nie rien ! Ne mens pas… Si j’avais jamais rien