Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/56

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Léon.

Bonjour, tout uniment ; il passait devant la porte, il est monté me serrer la main.


Thérèse.

Il y a mis le temps !


Léon.

Est-ce qu’il en finit jamais ?


Thérèse.

Il ne manque pas d’esprit.


Léon.

Par malheur ! avec une langue comme la sienne l’esprit est dangereux à l’égal d’une arme chargée dans les mains d’un enfant.


Thérèse.

Il est obligeant d’ailleurs !


Léon, se levant.

Avec son obligeance il m’a fait perdre ma matinée. Nous n’irons pas au spectacle vendredi, n’est-ce pas ?


Thérèse.

J’ai déjà refusé, mais que ceci ne t’empêche pas de profiter de la loge, si le cœur t’en dit.


Léon.

Sans toi, à quoi bon ?


Thérèse.

Séraphine y sera, M. Pommeau aussi, et si la pièce ne suffit pas à te distraire…