Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/62

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Pommeau.

Peste ! maître Léon est généreux ! On voit bien que le gaillard gagne des mille et des cents.


Thérèse, sur la porte.

Ce n’est pas ce qu’il dit.


Pommeau.

Il a dû encaisser quarante mille francs cette année et haut la main !


Thérèse, redescendant en scène.

Quarante mille francs !


Pommeau.

Et haut la main !


Thérèse.

Je ne l’aurais pas cru.


Pommeau.

Est-ce qu’il est gêné ?


Thérèse.

, pensive.

Il ne joue pas, ses goûts sont aussi simples que les miens, et, vous l’avouerai-je ? j’éprouve autant d’embarras maintenant à lui demander de l’argent qu’un mauvais débiteur à en emprunter. Lui, si exact autrefois, renvoie, rudoie, ne règle ses fournisseurs que de guerre lasse, et je le dis à vous mon ami, j’ai surpris l’autre jour certain papier timbré…


Pommeau.

Un commandement, est-ce possible ? Ne te mets pas