Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/73

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Bordognon.

M. Léopold du Rand… en deux mots.


Troisième Invité.

Madame daignera-t-elle m’accorder la faveur d’une valse ?


Séraphine, consultant son carnet de bal.

Une valse, monsieur… la onzième.


Deuxième Invité, bas à Bordognon.

Il aura le temps d’aller se coucher, et de revenir pour le cotillon.


Troisième Invité.

La onzième, madame, on ne la dansera pas. Si l’on vous demandait… une petite substitution de nom sur ce joli carnet… (Il lui prend doucement le carnet des mains.) Ne pourrait-on pas effacer M. Verdier, par exemple !


Séraphine.

Un ami de mon mari !


Bordognon.

Il n’y a pas à hésiter alors.


Séraphine.

Qu’est-ce qu’il dira, ce pauvre M. Verdier ?


Bordognon.

Cela dépendra de son caractère… Je ne me trompe pas : « De la valse élégante le signal enchanteur, — comme disent les poètes, — a retenti. »


Troisième Invité, offrant son bras à Séraphine.

Celle-ci m’appartient donc.