Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/93

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Séraphine, suivant toujours le jeu du coin de l’œil.

C’est dangereux avec vous, je ne vous crois pas trop discret.


Bordognon.

Comme la tombe, madame, et plût à Dieu que vous voulussiez bien me mettre à l’épreuve.


Séraphine.

Je n’ai rien à vous confier, grâce au ciel !


Bordognon.

Eh bien ! moi, madame, je suis moins cachotier que vous ! je suis prêt à vous faire tous les aveux qu’il vous plaira d’entendre…


Séraphine.

Vous m’en feriez trop que je ne croirais pas.


Bordognon.

Je ne vous demande que d’en croire un.


Séraphine.

Allez donc voir où en est notre pari. (Bordognon s’approche du jeu. — Séraphine à part.) Il prend bien son temps pour me faire la cour !


Bordognon, revenant à elle.

Léon gagne ! Je suis distancé, mais nous n’en sommes encore qu’au premier tour… Si je perds, je serais curieux de savoir ce que vous me demanderez.


Séraphine.

Tout simplement une loge de Gymnase pour demain… Et vous ?