Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/55

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M. Knightley, de la situation dans laquelle mademoiselle Fairfax allait se trouver. Elle n’était pas fâchée qu’il allât à Londres, sachant combien on aurait de plaisir à l’y voir. Mais il aurait dû choisir un autre temps, et le lui avoir fait savoir plus tôt. Elle était très-certaine qu’ils s’étaient quittés bons amis ; elle ne pouvait se tromper ni à ses manières, ni sur sa demi-galanterie : tout cela s’était fait pour lui prouver qu’elle avait recouvré la bonne opinion qu’il avait d’elle autrefois. Elle trouva qu’il l’avait attendue une bonne demi-heure ; quel dommage qu’elle ne fût pas revenue plus tôt !

Afin d’empêcher son père de se chagriner sur le départ si précipité de M. Knightley pour Londres, et surtout à cheval, ce qu’il regardait comme un voyage de désespéré, Emma lui rendit compte des nouvelles qu’elle avait ap-