Page:Béland - Mille et un jours en prison à Berlin, 1919.djvu/118

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


point d’échapper à ses gardes quand ceux-ci se décidèrent de faire feu. Cinq coups de feu furent tirés. Le fuyard fut atteint et on ne rentra qu’un cadavre à la prison. Je n’eus qu’à constater la mort, ce que je fis en présence du portier, du surveillant de nuit, d’un sous-officier et de deux gardes. Le lendemain, à 9 heures, une ambulance pénétra dans la cour, et tous, du premier au dernier, nous étions montés sur nos chaises, allongeant le cou à travers les barreaux de nos fenêtres pour tâcher de voir ce qui se passait : on venait chercher le cadavre du soldat que ses compagnons avaient tué.