Page:Banville - Œuvres, Le Sang de la coupe, 1890.djvu/18

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tiles, aura demandé à La Comédie Humaine le secret des agitations et du paroxysme de vie qui tourmentent une société torturée par la prochaine éclosion d’un idéal nouveau, c’est dans les poëmes de Théophile Gautier qu’elle trouvera l’orgueil de sa résignation superbe, comme elle trouvera dans Les Fleurs du Mal la quintessence de sa spiritualité raffinée et douloureuse. Et quand le Théâtre, noyé dans une mer de violence, de réalisme et de platitude, sentira par-dessus sa tête des flots et des flots encore, il étendra sa main vers le seul rameau qui pendra vers lui et qui sera la Poésie, et il se retiendra, pour ne pas mourir, à cette branche toujours verte.

Théodore de Banville.

Paris, mars 1874.