Page:Barbey d’Aurevilly - Les Vieilles Actrices. Le Musée des antiques, 1889.djvu/19

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aurait enlevée jusqu’au troisième ciel !

Miss Laferrière refusa le rôle. Vous voyez bien qu’elle appartient à notre Musée des Vieilles Actrices… sans cœur à l’ouvrage et sans le génie du métier !

Elle, et ce charmant polisson Virginie Déjazet, — qui s’appelle comme madame Ancelot (oh ! la bonne plaisanterie baptismale !), — sont présentement les deux matrones les plus vénérables de tous les théâtres de Paris.

Mais l’aînée des deux, c’est encore mademoiselle Laferrière.

L’autre vénérable — le jeune polisson qui, par parenthèse, a fait sa première communion l’autre jour à Lyon, où elle a donné des représentations au bénéfice des loueurs de chaises et des porteurs de goupillons de toutes les églises de cette