Page:Barbey d’Aurevilly - Premier Memorandum, 1900.djvu/47

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comme en hiver et l'on reste sous le poids de ses soirées, -lourdes à porter quand on ne peut se promener et que les spectacles sont détestables en acteurs comme en pièces. — ai dit à G... aujourd'hui qu'il était bien heureux (toute idée d'amour à part) de voir chaque jour une jeune fille, — étrangère (c'est je ne sais quel gracieux mystère de plus), de la voir dans tous les détails de la vie domestique, innocente, confiante, gaie, sereine, flexible, d'une puberté incertaine encore, bonne comme une enfant qui sera femme, douée de mille charmes doux, suaves et pâles ; que c'était une vertu d'harmonie pour la turbulence intérieure, comme une paix profitable aux facultés, le dictame des inquiétudes et des ennuis de la vie.

Oui ! L'intelligence doit gagner à cela. Elle gagne en calme, et le calme, c'est la force. Par exemple, gare l'amour ! Car s'il s'en mêle, tout est fini.

Allé chez la geslin ; pris des gants. Convoité un magnifique flacon de cristal ciselé à bouchon d'or pur dont ma fatuité s'arrangerait et peut-être s'arrangera. Les caprices dans mon âme sont aussi nombreux que les plis sur la mer, un jour d'ouragan. -fait un véritable cours

d'éventails. Peut-être en donnerai-je un à ma belle-sœur, symbole de la fraîcheur de mes sentiments pour elle. — tué le temps dans ces graves élucubrations. -revenu. — pris une revue. — lu au coin