Page:Barrès - La Colline inspirée, 1913.djvu/425

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CHAPITRE XX


ÉPILOGUE


L’âme de Léopold délivrée revient-elle sur la sainte colline, voltige-t-elle autour de ces murs où, pendant un demi siècle, il crut entendre un appel, et parmi ces landes pleines pour lui d’étranges merveilles ? Personne, aucun berger, nul pèlerin attardé, fût-ce par les temps de ténèbres et de tempête, n’a croisé sur la haute prairie les fantômes de Léopold, de Thérèse, de la Noire Marie, de François, de Quirin. De leurs tertres décriés, la croix plantée en grande pitié a disparu. Dans le cimetière, contre l’église, je n’ai ramassé au milieu des orties, qu’un débris d’ardoise qui porte leur nom. Mais là-haut, on respire toujours l’esprit qui créa les Baillard.

Aujourd’hui, jour de jeudi saint, ce long