Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/164

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


109

La pomme de jeunesse (199).
(Mzab).

Il existait autrefois un roi qui avait cinq filles et pas de fils. Elles grandirent, il chercha à les marier, mais il ne voulut pas les donner aux gens de sa ville. Un jeune homme vint d’un pays éloigné et se tint sous le château, au-dessous de la chambre où était la plus jeune fille. Elle vit sa tournure et l’aima. Elle alla dire à son père : « Je ne mangerai plus de nourriture, je suis malade. » Il lui demanda : « Dis-moi ce que tu as. — Je suis grande et Dieu a créé la femme pour l’homme, si tu meurs sans que je sois mariée, tu iras en enfer. — Je n’ai trouvé personne de convenable, dit le père, je suis roi et je n’ai pas d’égal. » Elle reprit : « J’ai vu un